Comme chaque début d’année, l’heure est au bilan de l’an dernier et par voie de conséquence, l’heure de l’inventaire et des ressources utiles à l’activité de cette année.
Une année qui s’annonce complexe car les enjeux financiers sont majeurs notamment du fait de l’augmentation des coûts de matières premières et des énergies.
L’édition 2023 du Baromètre des Entreprises, réalisé par Eurogroup Consulting, confirme et révèle que parmi les préoccupations des dirigeants d’entreprise, celle qui vient en pole position est la fidélisation des salariés.
Certains y verront le fruit d’un nouveau paradigme, d’autres un point de passage obligé. Quoi qu’il en soit 87% des personnes qui dirigent les entreprises françaises, considèrent qu’il s’agit d’un enjeu prioritaire pour traverser la tempête.

Le contexte de la fidélisation
La fidélisation : un enjeu prioritaire face aux difficultés de recrutement dans plusieurs secteurs d’activité. Un enjeu qui semble toutefois compliqué à relever face aux mutations culturelles et sociétales des différentes générations du monde économique.
Les attentes et les motivations ont évoluées. Les modes de communication également, complexifiant les standards d’antan, invitant à se réinventer pour trouver des solutions.
Cette réinvention a pu, toutefois, être mise en pratique par certains dirigeants, grâce à l’observation de pratiques managériales et de leurs conséquences sur le déclin des motivations des salariés.
Un constat publié en 2017 par le docteur Philippe RODET et Yves DESJACQUES coauteur de « LE MANAGEMENT BIENVEILLANT ».
- Le taux de salariés victimes d’un haut niveau de stress est passé de 38 à 61%
- En 1 an le taux de démotivation des salariés est passé de 40 à 52%
- Et à l’époque, 62% des salariés estimaient que le travail était une contrainte, une routine ou au mieux « une sécurité »
Nous voyons bien qu’avec un tel bilan, le taux d’enthousiasme nécessaire pour séduire la clientèle et mettre en avant la proposition de valeur de l’entreprise est en berne. Il a ainsi un impact direct sur le maintien ou la progression du volume d’activité.
C’est ce que nous confirme l’Académie du service créée en 2004 par le Groupe ACCOR.

La symétrie des attentions pose comme principe fondamental, que la qualité des relations d’une entreprise avec ses clients est symétrique de la qualité des relations de cette entreprise avec l’ensemble de ses salariés
L’environnement de la fidélisation
Nous observons avec ce qui précède que la fidélisation ne se décrète pas pour qu’elle soit effective.
Surtout lorsque, passé l’enthousiasme de la création de l’entreprise et le taux de confiance de ses acteurs à atteindre ses objectifs ; ceux-ci diminuent au fil du temps.
C’est à ce titre que le profil de leader du dirigeant / chef d’entreprise a son importance.
Car pour travailler dans un environnement enthousiasmant et serein, chacun a besoin d’être au fait des valeurs de l’entreprise. Il en est de même du sens des missions de chacun dans l’organigramme fonctionnel qui est conçu pour, qu’à chaque stade du processus de mise en œuvre de la commande client, qu’il soit le garant de la satisfaction client.
Sachant qu’un chef d’entreprise n’est pas exempt de la nécessité de bien connaître son profil émotionnel intra et interpersonnel et de conserver son équilibre, au bénéfice des exigences de sa fonction.
Les bases liées à la gestion de l’équipe
Bien se connaître pour mieux travailler ensemble.
A l’instar des recommandations pour le dirigeant, celles-ci sont aussi un préalable pour chaque salarié de l’entreprise, puisque les personnalités de chacun induisent des critères de savoir-être.
Elles permettent de valider les ressorts de la cohésion en lien avec les valeurs de l’entreprise ; le sens des missions ; les compétences et expertises de chacun quant à la finalité des actions : satisfaire une clientèle pour assurer le chiffre d’affaires de l’entreprise.
Des critères objectifs déclinés sur les fiches de poste qui tiendront compte des capacités d’autonomie pour chaque métier. Permettant ainsi au salarié de comprendre son statut par rapport à ses collègues et d’exprimer sa motivation à performer davantage.
Ces critères serviront en plus au débat constructif entre le dirigeant et le salarié lors des entretiens professionnels individuels.
La relation du dirigeant avec les membres de son équipe
La principale difficulté dans la relation du dirigeant avec les membres de son équipe est sans nul doute la communication.
Chaque individu a un patrimoine social et culturel différent. Patrimoine à l’origine des profils émotionnels de chacun, qui, s’il est partagé, permet d’améliorer le niveau de compréhension de l’autre.
Cette responsabilité est dévolue au chef d’entreprise, au titre de son statut de chef d’orchestre.
Il veillera donc à créer les circonstances d’une communication fluide tant verbale qu’écrite des données de l’entreprise à partager pour l’exécution des tâches de l’activité.
Et de garantir la meilleure des ambiances possibles envers chaque membre de son équipe parce qu’il aura su :
Accueillir – Célébrer – Partager – Remercier – Faire évoluer – Porter attention – Ecouter – Communiquer
Tout en veillant à désamorcer des situations potentiellement conflictuelles entre les salariés, dont l’origine et la nature peuvent porter préjudice à la bonne marche de l’entreprise. De même savoir user du feedback constructif pour renforcer les liens et le cas échéant suggérer des axes d’amélioration.
La proposition de MEli business :
Pour vous assurer du climat souhaité par vous-même et les membres de votre équipe & donc propice à la fidélisation ; faisons ensemble un diagnostic des motivations et échanges relationnels pour corriger ce qui peut l’être
