La formation au service du développement des entreprises

Pour que des décisions d’ordre économique, juridique, social et d’emploi-formations soient prisent dans l’intérêt général des parties concernées, des commissions paritaires ont été créées auprès de différentes instances : URSSAF, TRIBUNAUX DE COMMERCE, PRUD’HOMMES, FRANCE TRAVAIL , CARSAT, les OPCO, etc…

 Les membres de ces commissions paritaires sont composés de salariés permanents qui rendent compte de leurs actions et de leurs objectifs et de représentants des syndicats représentatifs pour les salariés et les employeurs.

Les membres représentants les syndicats sont ainsi des mandataires nommés, représentant leurs instances respectives, qui se réunissent en mode intelligence collective afin de veiller à la cohérence et à la pertinence des décisions prises.

Adhérente de la CPME MORBIHAN, devenue LES ENTRERENEURS MORBIHAN, depuis plusieurs années, j’ai donc le privilège de la représenter auprès de l’OPCO EP.

Mission pour le moins passionnante, puisque l’OPCO EP a pour objet de contribuer au développement de la formation professionnelle continue et de l’alternance et notamment de l’apprentissage.

Exemple de mission

Et pour atteindre ses objectifs l’une de ses missions concerne l’octroi de fonds destinés au financement des dépenses de fonctionnement des centres de formations des apprentis. Un vrai casse-tête d’année en année du fait de la réduction permanente des budgets d’une année sur l’autre.

Nous devons donc examiner les dossiers de demande de financement en appréciant la pertinence des informations fournies par les établissements postulants.

C’est dans ce contexte que certaines réunions ont eu lieu cette année dans des CFA, bénéficiaires de fonds pour aider au financement de matériels métiers utiles à l’apprentissage des futurs salariés des entreprises de la région.

Une opportunité pour découvrir l’usage de ce qui a été financé, mais aussi de se rendre compte de la vétusté ou du caractère suranné des possibilités offertes aux apprentis.

C’est ainsi que nous avons parcouru des ateliers, des salles de formation agencées avec de matériels métiers, pour nous éclairer sur la nature des besoins et des contraintes rencontrées pour assurer les cours à plusieurs groupes d’élèves.

Comme le CMA de Vannes qui forme aux métiers de la coiffure, de boulanger-pâtissier, de boucher ou la MFR (Maison familiale rurale) de MONTAUBAN de Bretagne qui forme de la 4ème au BTS aux métiers liés à l’Agriculture, l’Agroéquipement, la Maintenance des Matériels et des Véhicules, et la Vente et Gestion de Pièces Techniques ! C’est l’occasion pour nous de nous apercevoir ainsi de l’ampleur des besoins à l’instar d’un des ateliers de la MFR qui a projeté plusieurs d’entre nous dans l’ambiance des années 1970.

Formation et zone d’emploi

Ces immersions donnent du sens à nos missions car elles sont cohérentes avec les besoins économiques d’un territoire. Chaque élève diplômé d’une expertise métier deviendra le salarié ou l’entrepreneur acteur d’une solution économique utile au territoire.

Veilles et retour d’enquêtes font l’objet de rapports par les salariés de notre Commission Paritaire Régionale bretonne, qui produit régulièrement des analyses de diverses zones d’emploi.

Grâce à leur contenu nous avons une vision éclairée de plusieurs critères :

  • Situation démographique et géographique (nombre d’habitants, inventaire et répartition par grandes villes ; tendance démographique)
  • Situation des entreprises de la Zone d’emploi (dynamique économique, secteurs d’activités les plus représentatifs et offre universitaire)
  • Situation des entreprises relevant de l’Opco EP (secteurs d’activités et taille en termes d’effectifs)
  • Offre de mobilité de la ZE (transport urbain, réseau routier, réseau ferroviaire, aérodrome le cas échéant) qui témoigne d’insuffisance lorsque les lieux de formations et d’accueil des entreprises ne sont pas desservis. Alors que des dispositifs comme l’aide au permis de conduire ont montré leur efficacité, ils sont malheureusement abandonnés laissant apprentis, enseignants et les représentants des salariés et des employeurs perplexes quant à la stratégie à long terme du développement économique souhaité par tous.
  • Taux de chômage
  • Zoom sur le niveau de diplôme
  • Niveau de salaire
  • Attractivité de la zone d’emploi selon les tarifs de l’immobilier
  • Le déploiement du réseau de la fibre
  • Répartition de l’offre de mobilité et des organismes de formation de la ZE
  • Les indicateurs économiques des entreprises relevant de l’OPCO EP (trésorerie, évolution du chiffre d’affaires, évolution du résultat et prévision du CA à 3 mois, évolution des effectifs)

Toutes ces données précieuses, parfois partagées avec d’autres instances, montrent l’interrelation nécessaire des actes et missions au service de l’intérêt commun. Elles nous obligent, notamment à être alignés avec les objectifs souhaités : le développement économique et les moyens que nous y mettront réellement pour y parvenir.

Raison d’être de l’OPCO EP : permettre de se former pour être productif dans un environnement technologique qui évolue régulièrement.

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